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kyste synovial

Le kyste synovial est une boule remplie d’un liquide synovial, épais, gélatineux, localisée dans la majorité des cas au dos du poignet mais aussi à la face antérieure du poignet ou à la base d’un doigt. Il apparaît spontanément ou à la suite d’un traumatisme.

Il atteint le plus souvent l’adulte jeune (20 - 30 ans) et de manière à peu près égale chez la femme et l’homme. Il apparaît habituellement spontanément sans cause particulière et augmente progressivement de volume sur plusieurs mois. Le patient ne s’en aperçoit qu’à la suite d’un traumatisme ou d’un effort violent (ce qui motive la consultation).

La tuméfaction peut être de petite taille, à peine visible, mais douloureuse lors des mouvements du poignet, ou au contraire parfois volumineuse, inesthétique mais totalement indolore.

L’échographie est l’examen de référence pour ce genre de tuméfaction. Elle permet de confirmer le contenu liquidien et de préciser l’origine du kyste et ses rapports aux structures adjacentes.

L’évolution est toujours bénigne mais totalement imprévisible. Certains kystes disparaissent spontanément ou à la suite d’une pression. Leur réapparition peut se produire dans un délai très variable (jours - mois - année). Souvent le kyste a tendance à régresser au repos (congés annuels…) et réapparait lors d’efforts (sport, charges lourdes…). Le plus souvent le kyste augmente progressivement de volume pour devenir gênant et douloureux.

Dans la majorité des cas, les kystes synoviaux du poignet ne nécessitent pas de traitement car ils sont peu gênants et souvent de petite taille.

Le traitement des kystes est chirurgical. Il est le seul à minimiser le risque de récidive (10% des kystes opérés récidivent). L’incision cutanée est le plus souvent transversale suivant le sens des plis cutanés du poignet et permet l’exérèse à la fois du kyste et aussi d’un fragment de capsule où siègent les petites formations kystiques responsables des récidives. À 1 mois, quelques séances de rééducation sont parfois utiles si le patient n’a pas récupéré spontanément une mobilité complète de son poignet. En effet, le risque le plus important est la raideur post-opératoire.

Le traitement peut être médical associant le repos, des attelles et parfois la ponction et/ou injection de corticoïdes dans la kyste au mieux sous échographie.

L’écrasement ou éclatement du kyste, longtemps pratiqué, donne des récidives systématiquement.

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